D’Horqmurte à Mirador
Posted by Kaliom L. on juil 11, 2009
Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis un texte ou que je n’avais pas fait de mise à jour tout court
Je manque malheureusement de temps, néanmoins voici une nouvelle de 14 pages qui j’espère vous plaira. L’histoire est un peu en background de mon univers, tandis qu’il se passe des choses plus importantes en premier plan. Mais c’est une nouvelle qui m’a permis de justement mieux stabiliser tout ce qui se passe et d’approfndir le calendrier de mon univers.
J’espère qu’elle vous plaira, vous pouvez télécharger le pdf sur ce lien : http://www.lesterresdekaliom.motsetlegendes.com/Horqmurte_a_Mirador.pdf
Bonne lecture
Le défi de Myranne
Posted by Kaliom L. on fév 19, 2009
Pour cette mise à jour voici une courte nouvelle qui est parue dans le Nutézine 2.
Le Nutézine est un fanzine sur le thème du Nutella, il m’a donc fallu inventer une histoire sur le thème de la découverte de cette pâte chocolatée. Ce n’était pas forcément un de mes thèmes d’écriture, d’autant que l’autre défi était de faire court, très court… apparemment, j’ai eu de la chance mon texte a plu et j’ai eu la joie de le voir illustré par Terry. Je vous invite d’ailleurs à vous rendre sur son blog : http://ramita-galiana.over-blog.com/ . Merci beaucoup Terry !
Comme souvent, je vous laisse choisir entre le pdf : http://www.lesterresdekaliom.motsetlegendes.com/Le_defi_de_Myranne.pdf ou la version html que je glisse ci-dessous. J’espère que vous passerez un bon moment à me lire

Le défi de Myranne
Illustré par Terry
— Je n’y arriverais jamais, soupira Myranne à la dense forêt qui l’environnait.
Cela faisait à présent des heures et des heures qu’elle errait, sans destination précise, à la recherche de cette petite étincelle d’inspiration qui ferait la différence. Il ne lui fallait pas grand chose : juste une idée originale ! Ce petit truc en plus qui lui permettrait de ne pas finir à la rue. Pourtant, malgré tout le temps passé à se remuer les méninges, elle n’entrevoyait aucune solution à son problème.
Tout aurait été plus simple, si Alkior n’avait pas déçu et ridiculisé sa maîtresse lors de sa soirée d’anniversaire. Il fallait dire qu’il avait fait fort en se trompant entre le sel et le sucre gâchant ainsi l’immense gâteau censé célébrer les 50 ans tout rond de Maîtresse Hystna. Cette dernière ivre de rage n’avait pas hésité à le limoger immédiatement, le traitant de tous les noms et lui promettant qu’il ne retrouverait plus jamais le moindre travail de cuisinier sur toutes les anciennes terres de Valkan.
Maîtresse Hystna était déjà dotée d’un tempérament difficile, car elle donnait l’impression d’être toujours en colère. Mais depuis cet incident, c’était encore pire qu’avant. Elle s’était mis en tête que son nom était à présent roulé dans la fange et qu’elle était la source de moquerie de toutes ses anciennes amies… amies qu’elle n’avait jamais hésité à traiter de Sorvies dans leur dos !
En soit, cela avait bien fait rire Myranne, malheureusement ce plaisir n’avait été que de courte durée, car sa tyrannique de patronne n’avait rien trouvé de mieux que de la nommer remplaçante d’Alkior… et de lui trouver pour ultime défi de créer une gourmandise capable d’éblouir quiconque en mangerait.
— Ma réputation a été entachée par la pâtisserie, elle sera rebâtie avec ! avait elle déclaré en la regardant avec des yeux sévères.
Comme si c’était si simple que cela d’innover dans le domaine des recettes sucrées !
Il n’en restait pas moins que cela faisait déjà trois semaines qu’elle lui soumettait des gâteaux et autres desserts, sans parvenir à la satisfaire. Bénéficiant de moyen conséquent, elle avait fait importer des grains de café de Tardoff ou des fruits de Mirador, essayant des mélanges des plus étranges, mais bien peu convaincants. Elle avait également essayé de vieilles recettes en les mettant au goût du jour, mais toujours sans succès. Alkior en personne, qu’elle tenait en haute estime, n’avait pu l’aider, alors dans un instant désespéré, elle avait tenté une tarte à base de carottes… Mais le chien lui même avait fait grise mine en contemplant son plat !
En d’autres périodes, sa nature joviale s’en serait amusée. Tout du moins, elle n’aurait pas paniqué parce qu’il lui restait à peine quelques jours pour trouver l’idée de génie qui l’empêcherait de finir à la rue et sans travail.
Elle avait espéré, en se retrouvant en pleine forêt, parvenir à mieux réfléchir, mais le chant des oiseaux et la fine brise fraîche de ce début d’automne ne changeait rien au vide de son esprit. C’était comme si elle était incapable d’inventer quoi que ce soit. Elle se pensait pourtant dotée d’une puissante imagination. Mais depuis quelques jours, c’était le grand néant et plus elle se focalisait sur son objectif moins elle avait la sensation d’avancer.
Complètement désespérée, elle sentait un intense mal de crâne la gagner.
— Ce n’est pas le moment d’avoir une migraine ! fit elle en s’adossant à un arbre.
Néanmoins malgré son défaitisme, son regard continuait à scruter la moindre parcelle de buissons ou d’herbes, c’est alors qu’elle vit des noisettes sur le sol. Immédiatement, ce fut comme si la lumière éclairait son âme perdue dans les ténèbres. Elle se souvenait que sa maîtresse adorait ces fruits : peut être que mélanger tous ses mets sucrés préférés était la solution à ses problèmes ?
Soudainement remotivée, elle entreprit de ramasser une petite quantité de noisettes. Tout en faisant cela, elle imaginait déjà la façon dont elle allait procéder : elle pourrait les réduire en très fines miettes qu’elle pourrait ensuite ajouter à la base de sa préparation. Le mélange ne pourrait qu’être novateur, songea t elle en continuant sa cueillette.
* * *
La jeune femme passa les jours suivants en cuisine, elle se sentait motivée comme jamais, se donnant au maximum dans cette nouvelle recette. Il lui fallut concasser les noisettes, préparer une préparation à base de lait et de cacao, puis mélanger longuement le tout pour parvenir par miracle à créer une sorte de pâte chocolaté épaisse.
Bien que bonne, elle trouva que ce n’était pas parfait et recommença en ajoutant plus de noisettes, en augmentant la quantité de sucre et ainsi de suite pendant des jours et des jours. Jusqu’à ce moment, où elle ne trouva rien d’autre dire que « délicieux » et qu’elle ne put s’empêcher d’y tremper la cuillère par pure gourmandise. Elle savait à présent qu’elle avait réussi à créer une saveur unique, mais il lui restait à trouver comment la présenter à Maîtresse Hystna.
* * *
Hystna considéra avec une certaine réserve la crêpe destinée à accompagner la pâte chocolatée. Myranne savait fort qu’elle faisait exprès, mais cela l’agaça tout de même. Lorsque sa maîtresse s’en rendit compte, éprouvant une certaine satisfaction, elle se risqua enfin à goûter à ce dessert étrange. Étonnamment, elle ne trouva rien à dire, pas de remarques désagréables, pas de petits piques comme elle aimait tant le faire. Il se passa même une chose bien étrange : Elle souriait !
Myranne n’avait jamais vu pareil miracle et la vielle femme sans rien dire continua sa dégustation, son sourire semblant vouloir perdurer et s’agrandir entre chaque bouchée.
— C’était bien bon, dit elle après avoir léché chaque recoin de sa cuillère. Est ce que vous en avez encore ?
Myranne n’en croyait pas ses oreilles, sa maîtresse venait de la complimenter, ce qui ne faisait qu’augmenter sa sensation d’avoir découvert une recette majeure. Ce qui se confirma les jours suivants quand sa maîtresse lui en demanda à toutes les occasions possibles et imaginables. Ce succès se perpétua également lorsque Hystna donna un nouveau repas et qu’elle fit découvrir à ses amies, qui étaient toujours des Sorvies, la pâte succulente.
Jamais de sa vie Myranne n’avait autant été félicitée, et elle eut bien du mal à ne pas révéler les secrets de fabrication de sa petite merveille.
Puis vint le jour où sa maîtresse la fit mander dans le grand salon. Elle était en compagnie d’un homme d’affaire Andolien. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que ce dernier voulait obtenir d’elle la fameuse recette, afin d’en faire le commerce partout sur les anciennes terres de Valkan.
Alors comme piquée au vif, comme si on avait touché à quelque chose de sacré qui n’appartenait qu’à elle, Myranne se leva et rendit son tablier à sa maîtresse. Celle ci lui répéta alors les mêmes menaces que celles proféraient contre Alkior en lui promettant une vie pleine de misère. Mais c’était déjà trop tard la jeune femme avait franchi la porte et ne reviendrait plus jamais.
* * *
Myranne sembla alors disparaître, personne n’entendait plus parlait d’elle et Hystna n’hésitait pas à s’en vanter. Bien que cette dernière regrettait énormément cette gourmandise qui avait eu le don de la mettre en émoi.
Ce ne fut que quelques mois plus tard qu’une petite pâtisserie s’ouvrait sur la plus grande rue de la cité. Bien vite cette boutique, tenue par Myranne et Alkior à présent époux, eut de très nombreux amateurs qui ne pouvaient se passer de leur produit phare : un petit bocal de verre dans lequel était vendue une étrange et délicieuse pâte à tartiner au chocolat qui portait le doux nom de « Nutella » !
Amour libre
Posted by Kaliom L. on fév 17, 2009
Amour libre
(septembre 2006)
C’est peu avant l’aube que se célèbre l’union libre. On dit que deux jeunes gens se donnent rendez-vous, alors que le soleil et la lune sont tous deux présents, comme les témoins d’un moment bien particulier.
Il ne s’agit pas de serment, car une promesse peut très rapidement disparaître. Encore moins de l’échange d’un anneau qui telle une chaîne muselle les sentiments, ni d’un contrat visant à posséder les biens de l’autre.
On n’y parle pas de règle, ni de loi, on ne songe pas à la difficulté, ni à la légalité, ni à tous les dangers. Il est simplement question de l’envie de construire une vie à deux, sans tourments, ni regrets. Une nouvelle vie ne reconnaissant aucun maître, ni aucune limite, sans possession. Juste le souhait échangé que rien ne finira jamais, que chaque instant sera vécu pleinement, sans craindre le regard des autres, sans se soucier de ce qui pourrait arriver. Sans jamais juger, quoi qu’il puisse se passer.
C’est une union sacrée comme on en voit parfois sous les arbres de la forêt, avec pour témoin le soleil et la lune qui se réunissent pour bénir les passions de deux mortels. C’est un vœu qui ne sera jamais chanté, ni même inscrit sur papier. Ce sont des mots dit d’un cœur à un autre, au cours d’un baiser ardent, sans tenir compte ni du temps, ni des tourments. Un simple désir de liberté, le simple désir d’une vie à deux, juste pour s’aimer sans tout compliquer.
Une nuit d’Halloween
Posted by Kaliom L. on fév 13, 2009
Pour aujourd’hui, je vous propose une nouvelle un peu différente de ce que j’écris habituellement. Elle s’écarte de mon univers pour quelque chose de plus urbain. Je l’ai récemment soumise à un appel à textes sur le thème de “la gourmandise”, mais la maison d’édition n’étant au top de sa forme, tout laisse à penser que l’AT n’aura aucune suite… je ne risque donc pas grand chose à la poster ici.
Elle reste pour moi l’une de mes trois meilleures nouvelles, et j’espère qu’elle vous plaira. Vous pouvez la télécharger sur ce lien : http://www.lesterresdekaliom.motsetlegendes.com/Une_nuit_de_halloween.pdf. Je ne mets pas de version html, car elle est assez longue. J’espère qu’elle sera un bon moment de lecture pour vous