Le soleil agonisant

Posted by Kaliom L. on fév 8, 2009

Je reprends le harcèlement :D

En fait, je sens que j’arrive à la fin du déménagement de mes textes et j’en suis vraiment content, d’où le fait que j’accèlere peut-être un peu trop les choses… mais c’est aussi que j’ai hâte de pouvoir mettre du récent et d’essayer d’animer un peu plus ce blog…

C’est donc pour ça qu’aujourd’hui, je mets en ligne un petit conte que j’ai écrit dans la période 2000/2002, il est naif et y a sans doute beaucoup trop de répétition… mais en le relisant, je n’ai pas eu envie de modifier trop les choses rougi2:

Voici le lien pdf :  http://www.lesterresdekaliom.motsetlegendes.com/le_soleil_agonisant.pdf et ci-dessous la version html. J’espère que vous passerez un bon moment à me lire :)

 

Le soleil agonisant

 

 

Il y a bien longtemps, dans une galaxie semblable à la nôtre mais sans vie, brillait un jeune soleil. Un soleil aussi pur que l’ardeur qui le faisait luire. Il faisait consciencieusement son travail d’astre du jour transmettant à l’aide de sa lumière la moindre nouvelle dans l’immensité de l’espace intersidéral. Ainsi tout était parfait : les nébuleuses, les trous noirs, les météorites, les galaxies, les planètes, toutes choses apprenaient ce qui se passait à l’autre bout du cosmos. Il empêchait ainsi que l’univers ne devienne sombre et glacial, accomplissant sa tâche avec le plus grand sérieux.

Rien n’aurait su lui dire qu’il faisait mal celui-ci.

Pourtant vint une comète qu’il ne connaissait pas, il apprit qu’elle était née très récemment et qu’elle parcourait l’univers pour transmettre les nouvelles. Elle aussi était une messagère de la vie. Bien vite, le soleil prit l’habitude de la voir revenir régulièrement. Et à chaque fois, elle devenait de plus en plus amère. Une année elle revint en disant que tous les soleils n’étaient que des monstres. Elle disait qu’ils engendraient la mort, qu’ils desséchaient les planètes et les faisaient mourir.

— Pour le bien de l’univers, vous devriez disparaître ! Bande de démons ! disait-elle.

Cela troubla profondément le jeune soleil. Ses semblables et lui-même n’avaient-ils pour mission que de détruire ?

Non ! Il ne pouvait s’y résoudre. Il voulait croire en la vie. Il voulait que la vie naisse sur une des planètes de son système solaire. Il le souhaitait de toute son ardeur et il employa beaucoup de son énergie à chercher le moyen d’y parvenir, questionnant tous les astres qu’il connaissait. Il demandait comment l’on faisait naître une planète, et personne ne lui répondait, personne ne savait. Et les vieux astres, qui savaient, avaient tout oublié !

La comète revint et fut encore une fois très méprisante. Elle lui raconta qu’à l’autre bout de l’univers, les soleils s’amusaient à décimer les planètes une à une, dans une sorte de compétition malsaine. Ils tuaient de leur chaleur les êtres qui y vivaient et brûlaient tout sur leur passage.

— Je ne suis pas comme eux, implora-t-il à la comète. Dis-moi comment faire naître une planète… Je t’en supplie ! Laisse-moi prouver que je suis différent ! Je veux connaître la vie, pas la détruire !

La comète répondit qu’elle ne savait pas et qu’elle se serait abstenue de toutes façons de divulguer son savoir à un meurtrier.

— A quoi bon vivre, si c’est pour détruire ! hurla-t-il dans tout le cosmos. Il se sentait triste, il ne comprenait pas ses compagnons soleils. Oui, triste et seul avec des questions sans réponses et des espoirs faiblissants.

A quoi bon exister, s’il ne pouvait engendrer le bonheur de la vie ? A quoi bon exister, si c’était pour ne voir que mort et désolation ? Autour de lui gravitaient quelques planètes, mais elles étaient toutes trop chaudes pour accueillir la moindre vie, ou bien trop glaciales pour qu’elle s’y installe.

A y réfléchir, il ne souhaitait plus exister.

Son existence ne valait pas le coup d’être vécue, si seule le vide l’entourait. Si comme ses semblables, il était destiné à n’engendrer que la dévastation, il se détruirait lui-même avant d’annihiler la moindre planète !

C’est ainsi que sa lumière se mit à faiblir, son cœur ardent sombrant lentement vers une froide obscurité. Des étoiles lointaines affolées tentèrent de lui redonner espoir, de lui apprendre que sa destinée était peut-être juste d’éclairer une parcelle de l’univers. Mais il ne voulait pas savoir. Non, il ne voulait pas. Il ne voulait pas entendre. Il cessa donc de prêter attention aux paroles des étoiles.

La comète passa de nouveau et eut pour seule réaction un sourire de triomphe, car tels les meurtriers qu’elle accusait, elle prenait plaisir à tuer la bonté de ce jeune soleil.

Blessé dans ses convictions, il s’affaiblissait à mesure que le temps défilait. Rien ne le perturbait plus, plus rien n’attirait son attention, ni ne ranimait ses envies. Il était seul, seul face à sa solitude, seul face à sa détresse et seul face à la fin de son existence. Il aspirait à une mort rapide, il espérait trouver enfin le repos pour son cœur désabusé et enfin être libéré de toute sa souffrance.

On chuchotait dans tout l’univers qu’il ne lui restait que peu de temps à briller. S’il ne se reprenait pas, il s’éteindrait à jamais.

Le temps continua à s’écouler, la comète passant de nombreuses fois devant le soleil et ne manquant jamais de le couvrir de ses remarques amères.

C’est alors qu’une petite voix s’éleva dans la galaxie du soleil mourant. Une voix étrange et encourageante, une voix qui chantait la vie. Comme une douce mélodie, elle se répandait dans son système solaire. Atteignant lentement, mais sûrement, le cœur du soleil affaibli. Elle chantait :

— Ne meurs pas ! Ce n’est pas le moment ! Regarde, la vie existe autour de toi ! Si tu ouvrais les yeux, tu la verrais. Pour cela ouvre les yeux, mais avec ton cœur. Fais-le doucement et contrôle ton énergie, tu pourrais brûler la vie que tu as fait naître.

Cette voix revint plusieurs fois, chaque fois elle devenait plus forte et plus mélodieuse, enchanteresse comme la voix d’une sirène de l’espace. Une voix qui éveillait des désirs inconnus chez l’astre mourant.

— Doucement, doucement ! disait la voix. Avec patience !

Avec une grande difficulté, il regarda autour de lui et vit une chose extraordinaire à quelques millions de kilomètres de lui. C’était ébahissant et stupéfiant, il ne savait que dire et sa joie fut si intense que d’un seul coup une bouffée de chaleur l’enveloppa, réveillant en lui une sensation intense et majestueuse. Pour la première fois, il ressentit toute la force de son cœur de magma !

— Doucement, lui dit la petite voix. Doucement ! Je ressens ton amour, mais si jamais il devient trop incandescent, il me tuera. Je ne peux survivre avec des températures trop extrêmes. Si tu meurs, je meurs. Mais si tu vis et m’aimes jusqu’à la fin de ton existence en rationnant tes désirs, je vivrais aussi longtemps que toi.

En regardant ce qui se trouvait devant lui, il se mit à sourire, car il découvrit une petite planète vivante et vibrante. Elle était bleue et parfaite, gracile et magnifique. Elle se déplaçait autour de lui avec grâce et volupté, comme si elle dansait avec lui.

Il se perdit alors en contemplation, chaque instant paraissant nouveau et magique. C’est ainsi qu’il continua sa vie en aimant éternellement cette petite planète bleue. Veillant à son bonheur et n’osant plus regarder ailleurs. Il était enfin heureux et ne prêta plus jamais attention aux remarques venimeuses de la comète.

Alors se répandit enfin dans l’univers la nouvelle de la naissance d’une planète nommée Amour.


L’œuf de Dragon

Posted by Kaliom L. on jan 18, 2009

Les mises à jour ayant étaient assez intensives dernièrement, je vais faire une petite pause dans ces dernières.

Néanmoins avant cela je vais faire une dernière mise à jour avec une nouvelle datant d’octobre 2006 et que j’ai retravaillée régulièrement. Elle m’a été inspirée par la manière d’agir sur une personne qui comptait beaucoup pour moi…. j’espère qu’elle vous plaira…

Comme d’habitude, vous pouvez télécharger la version pdf sur ce lien et je mets ci-dessous la version html.

J’espère que vous passerez un bon moment avec un petit bout de mon univers :)

 

L’œuf de Dragon

 

 

Un jour deux vieilles femmes, alors qu’elles se promenaient parmi le paysage marécageux et mélancolique du royaume de Hartnord, firent une bien étrange découverte. Elles eurent bien du mal à s’en convaincre, mais au détour d’un chemin, elles se retrouvèrent face à un œuf à la coquille aussi colorée qu’un arc-en-ciel. Il n’y avait aucun doute possible sur la nature de celui-ci : il s’agissait d’un œuf de dragon-fées !

C’était là un fait assez rare pour que les deux vieilles aient matière à discuter entre elles pendant des lustres, mais il était question depuis quelques jours de la mort d’un dragon-fée. On contait partout dans le royaume que de vaillants guerriers avaient mi à terre et défait une de ces terribles créatures. Le hasard était trop grand pour que cet œuf de la taille d’une marmite ne soit le rejeton du monstre tout juste vaincu…

— Nous devrions le mener au capitaine de la garde et demander une récompense, dit la plus petite des deux, Histia.

— Tu dis n’importe quoi voyons ! répliqua Trina avec un regard gourmand. Nous devrions en faire une bonne omelette ! Imagines les pouvoirs qui nous seraient donnés si nous pouvions manger de cette chair là ! Ne parle-t-on pas de ces créatures comme de la plus haute puissance qui soit ?

— Certes, mais de l’or serait plus durable, le capitaine de la garde se plairait certainement à avoir ce genre de monstre dans son armée. Nous pourrions avoir des richesses à ne plus savoir qu’en faire ! Ce serait la fin de la pauvreté !

— Mais le pouvoir nous rendrait indépendante ! Et peut-être jeunes à nouveau !

 

* * *

 

 

Les deux vieilles dissertèrent longtemps du sujet, et ce ne fut que lorsque les ténèbres se mirent à tomber qu’elles décidèrent de rentrer chez elle, sans avoir toutefois trouver un compromis. Mais la soirée aidant et après une bien longue discussion, aussi animée qu’arrosée, elles se mirent enfin d’accord sur un point : avant de choisir la bonne marche à suivre, il fallait mettre l’œuf en sécurité chez elles. Elles auraient ensuite tout leur temps pour se renseigner sur les éventuelles possibilités que ce bien leurs donnerait.

Sur ces belles paroles, elles s’arrangèrent pour emprunter un attelage et le lendemain, à la nuit tombée, s’en allèrent chercher l’œuf. Ce ne fut pas une tâche aisée pour les vieilles femmes de le hisser dans le chariot, mais le désir de garder secrète cette affaire leurs fit accomplir des miracles. Plus tard, avec un grand soucis de la discrétion, elle revinrent dans leur petit village et avec beaucoup de précaution déchargèrent leur trouvaille. Elles étaient si inquiètes qu’elles sursautaient au moindre bruit, craignant sans cesse d’être découvertes et dépossédées de leur trésor.

Le précieux objet fut installé devant la cheminée qui ne s’éteindrait dès à présent plus jamais.

Trina, s’étant procurée un livre parlant des secrets des dragons, avait appris qu’un œuf de ce type de créature devait être gardé à une certaine température pour avoir une chance d’éclore un jour. Le hasard aidant, sa lecture l’avait menée à découvrir que c’était un objet des plus rares, car un œuf de dragon-fées possédait une spécificité assez unique. La légende voulait que le rejeton put devenir ce que le parent désirait qu’il soit. C’était un pouvoir particulier octroyé aux dragon-fées. Selon l’auteur du livre, un célèbre mage d’Andolie, c’était un moyen de contrôler la répartition des différentes races de dragons, un moyen de maîtriser l’équilibre des peuples. Les dragons-fées étant les régulateurs de l’harmonie entre les différents membres de leur espèce.

Mais Trina en lisant cela en vint à imaginer toutes sortes de choses, si ce petit œuf pouvait donner naissance à la créature ou chose de sa pensée, alors elle avait la possibilité de faire un vœu qui pourrait lui permettre d’obtenir tout ce qu’elle désirait. Il lui suffisait de rêver que le bébé soit doté de pouvoir magique qu’il pourrait lui transmettre et, alors, elle deviendrait puissante parmi les puissantes. Aussi redoutable qu’Annabella la sorcière ou mieux encore Valkan, le dieu déchu !

C’est ainsi qu’elle se mit à raconter à l’œuf des histoires évoquant de jeunes fils qui donnaient tout ce qu’il avait à leur mère. Elle passait des heures à lui dire qu’offrir ses pouvoirs à autrui était important, que la charité était la vertu des créatures de son peuple.

Histia ne tarda pas à remarquer les manœuvres de son amie et ne fut pas longue à découvrir le mystérieux ouvrage parlant des secrets des dragons. Alors à son tour, quand Trina n’était pas là, elle se mit à narrer des contes au petit qui sommeillait sous la coquille, mais ses récits à elle parlaient de créature qui pouvait pondre de l’or, donnant de la richesse à perte de vue, ou d’un souffle transformer la pierre en objet de valeur.

Avec le temps, comme il l’était désigné dans le livre de magie, la coquille commença à changer de couleur, signe que le bébé était en train de grandir et se transformer selon les apprentissages qui lui étaient faits.

Les deux vieilles jubilèrent et redoublèrent d’efforts, entretenant le feu afin que la chaleur ne tombe jamais, se relayant jour et nuit pour garder l’œuf et diriger lentement, mais sûrement, les pouvoirs de la créature. Pendant près de deux mois, les histoires s’enchaînèrent modelant le cœur du dragon à l’image de celle de ses parentes adoptives. La coquille passa par de nombreuses couleurs : du vif argent au noir, en passant par le bleu, chaque nuance semblant évoquer les qualités chantées dans les légendes qu’on lui narrait. Mais à la fin, elles se stabilisèrent en un étrange mélange qui aurait fait passer l’œuf pour l’œuvre d’un peintre, car il était entièrement noir, mais parsemé de lignes d’or.

Le livre du mage d’Andolie ne traitant pas de ce fait étrange, les deux femmes se réjouirent de leur réussite, elles allaient avoir sous la main un animal extraordinaire et unique, entièrement dévoué à leurs désirs.

Le temps défila ainsi pendant bien des semaines, les choses se figeant, l’attente des deux femmes était perpétuelle. Le grand moment approchait et chacune espérait prendre de vitesse l’autre pour obtenir plus et ne pas avoir à partager.

Cela aussi le cœur du petit dragon le sentait et il se forgeait de toute cette perfidie ambiante. Il n’y avait pas d’amour dans cette maison, pas de pitié, ni même de générosité, juste de l’avarice, de la haine, de la jalousie, et un désir de dominer les autres bien réel, mais piégé par des conditions défavorables.

La vraie leçon enseignée était de ne jamais faire confiance, de ne pas se perdre en moralité et de duper les autres sans lésiner sur les manipulations, car la seule règle qui fut était de penser à soi et penser pour soi. Tous les récits parlant de bonté et de noblesse étaient rabaissés par le cœur noir et pourri qui les racontait, si bien que le dragon sentait la perfidie de la nature humaine. La capacité de ce peuple à enjoliver les choses pour obtenir toujours plus, et se faisant, il se transformait à l’image de cette terrible éducation.

 

* * *

 

 

Vint enfin le jour où l’œuf se mit à bouger, les deux femmes étant présentes au moment de ce grand événement, elles se mirent à observer avec appétit le spectacle. Chacune songeant à toutes les merveilles qui l’attendaient. C’était comme recevoir un héritage et elles espéraient bien en recevoir une plus grosse partie que l’autre. En silence Histia avait déjà pris un couteau pour se débarrasser de sa rivale, néanmoins étant prudente, elle préférait attendre que le dragon soit vraiment “vivant”. Seule, elle n’aurait pas la capacité de s’en occuper nuit et jour. De son côté, Trina n’était pas en reste et avait dissimulé dans les plis de sa robe une petite matraque qui le moment voulu ferait son office. Mais elle aussi était prudente et ne pouvait se débarrasser de sa partenaire, sans certitude.

Cette envie de tuer régnait depuis déjà bien des jours dans la maison, si bien que le dragon lorsqu’il craquela la coquille de son œuf ne rencontra en guise d’air que haine et désir de mort. Son museau noir brisant son cocon protecteur, il poussa un hurlement si terrifiant que les deux femmes en restèrent pétrifiées sur place. D’un mouvement vif de la tête, le dragon fit éclater le haut de la coquille et ses yeux sombres dévisagèrent les deux vieilles. La rage de son regard aurait suffit à faire fuir le plus valeureux des chevaliers d’Horqmurte, mais il parla alors avec une voix distinguée :

— N’ayez pas peur de mon apparence, je suis Kaltrioz et je connais vos désirs ! sa voix n’évoquait pas celle d’une créature tout juste née, mais plutôt celle d’un maître du langage.

Son incubation lui ayant appris tous les perfidies et subtilités du parler des hommes, il en possédait déjà tout l’empirisme. Si bien qu’il endormit bien vite les vieilles femmes et obtint d’elles nourriture et chaleur le temps de grandir suffisamment pour être en possession des pouvoirs qu’elles réclamaient. Mais quand il fut assez âgé pour se débrouiller par lui-même et fut devenu un dragon à l’apparence bien étrange, car noir mais strié de fil d’or. Il appela Histia auprès de lui :

— Au cours de ma jeunesse, tu m’as enseigné à donner la richesse à mes parents, tu m’as dit de leurs donner jusqu’à ma vie pour leur propre bien, je vais à présent te donner la richesse éternelle. Approche !

La vieille femme n’en croyait pas ses oreilles et elle s’avança vers la créature qui à présent était de la même taille qu’elle. Comme attirée, elle regarda les yeux du dragon et il lui sembla qu’au milieu des pupilles noires une lueur d’or s’éveillait… ce fut la dernière chose qu’elle vit, car instantanément elle fut transformée en statue d’or. Le dragon lui avait donné la richesse en la figeant sous la forme d’une femme dont l’or serait inaltérable.

Kaltrioz dissimula alors Histia et attendit la venue de Trina.

— Approche, dit-il d’un ton affable. L’heure de la récompense est venue !

La veille s’exécuta, et le dragon noir reprit parole :

— Tu désires la puissance par-dessus tout et je me suis nourri de ce désir pendant toute mon enfance. Tu rêves de devenir aussi puissante que le plus puissant des hommes. Tu souhaites voir ce qu’aucun être de ta race n’a pu voir, hormis Valkan. Tu possèdes une voracité sans fin…

— Oui, répondit-elle avec un sourire plein d’espoir.

— Tu sais alors que c’est un pouvoir qui ne se partage pas. Mais tu peux contribuer à son émergence car j’ai une faim sans limite !

Sans attendre, il dévora Trina, savourant lentement la chair de la vieille femme, la première chair humaine qu’il dégustait. Cela faisait si longtemps qu’il en rêvait que son appétit éveillé, il lui en fallait bien davantage. Alors il se rua au dehors pour détruire le petit village qui entourait sa maison natale. Il ne fit pas de pitié tuant et massacrant sur son passage, jouant de ses pouvoirs sans limites, brûlant les maisons et dévorant les enfants. Il riait à pleine gorge découvrant les milles plaisirs d’annihiler ce peuple qu’il avait en horreur. Un dragon ne grandissant comme aucune créature, il avait bien vite senti à quel point entendre parler de pouvoir constamment avait changé son cœur. En lui un feu ardent de haine ne demandait qu’à se répandre comme en vengeance de ce qu’on lui avait pris. Mais son ego avait également été façonné à l’image des hommes et c’est en homme qu’il pensait, c’est pourquoi il épargna le dernier enfant du village pour qu’il puisse témoigner des événements. Kaltrioz lui raconta sa triste histoire, néanmoins il n’y avait aucune trace de remord ou de désespoir dans ses mots, pour lui sa destinée avait été de naître ainsi, afin de devenir un être unique et tout puissant.

Une fois ceci fait, il déploya ses grandes ailes ténébreuses et s’envola vers d’autres méfaits, laissant derrière lui un jeune garçon qui ne pouvait pas oublier le message qu’il devait transmettre :

— Que les hommes craignent la créature qu’ils ont engendrée par leurs sombres cœurs, car je connais toutes vos ruses, je connais toutes vos perfidies et un jour je régnerai sur tous les vôtres, car on m’a éduqué ainsi !

 

 

La légende de Kaltrioz se continua pendant des années et des années, le dragon au cœur d’homme enchaînant massacre sur massacre.

Toutefois de nombreuses morales furent tirées de cette sombre histoire, en voici une qui est racontée au royaume de Mornesterne : “Il faut se méfier de ce que l’on dit, car si jamais l’on dit le contraire de ce que l’on pense, il n’est pas rare de faire naître rancœur et haine dans le cœur d’autrui.”

Tandis qu’à Mirador, on raconte : “ce que l’on met dans le cœur des enfants ou des gens finit toujours par ressortir… pour le meilleur ou le pire…”


La dame pourpre

Posted by Kaliom L. on déc 25, 2008

Petite mise à jour pour vous souhaiter un Joyeux Noël à tous. J’espère que vos fêtes se passent bien et que tout va bien pour vous boisson2:

Pour ma part, pour rester un peu dans l’esprit de Noël, je vous propose pour ce message du jour un petit conte plutôt court.

Il se nomme “la dame pourpre” et il a été inspiré par une illustration du même nom d’Yvan Villeneuve, je vous laisse vous rendre sur son site où vous pourrez découvrir le reste de ses travaux ! ;)

En ce qui concerne ma nouvelle, elle est certainement trop courte, mais c’était l’objectif que je m’étais fixé : écrire un texte très court sur une illustration qui avait énormément à dire, et que j’adore… j’espère que malgré tout que le texte vous plaira. Voici comme d’habitude la version pdf, avant la html. Je glisse d’ailleurs ci-desssous l’illustration qui m’a servi d’inspiration.

Bonne lecture :)

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La Dame Pourpre

 

 

Une légende parle d’un monde où les oiseaux sont géants et les dieux ont l’apparence de nuages. On raconte qu’un jour cet univers fut mis en péril par la cruauté et l’ignorance des humains. Les rumeurs de guerres entre hommes et dieux s’amplifièrent. Les plus puissants des mages se réunirent alors, envisageant l’affrontement avec un ego tout à fait démesuré, espérant grâce à leur science mettre à bas les pouvoirs divins.

Une voix s’éleva malgré tout contre cette folie, une enchanteresse fit entendre qu’il fallait parler avec les forces célestes, changer la façon de vivre des hommes et respecter le monde alentour. Mais bien vite les maîtres des sortilèges trouvèrent cette jeune personne impertinente, d’autant que ses idées étaient partagées par bons nombres de petites gens. Tous les faibles, les pauvres, les mendiants, les hommes et femmes de valeur pensaient comme elle. Par son éloquence, elle en arrivait même à convaincre les preux guerriers et les nobles têtes couronnées de se rallier à ses opinions.

Seuls les mages, Êtres se pensant tout puissants et supérieurs, ne pouvaient envisager d’écouter celle qui à leurs yeux était une simple novice. Dans l’impasse avec ceux de son ordre, la demoiselle chercha dans les livres le moyen de rencontrer les Dieux, espérant obtenir la clémence de ceux-ci pour tous les innocents qui voulaient changer les choses. Mais aucun indice ne semblait pouvoir la mener à un endroit entre terre et paradis. Peut-être même n’existait-il pas ?

Pourtant un jour, elle rencontra un mage qui maltraitait sa monture qui n’était autre qu’un oiseau géant. Cet enchanteur était ignoble, maugréant sans cesse, insultant la pauvre bête et usant de sa baguette pour la brûler si la pauvre créature se rebellait. C’en fut trop pour la demoiselle et bien qu’elle ne put défier le mage, elle attendit que la nuit vienne pour aller libérer l’animal meurtri.

L’oiseau, un martinet, en fut très heureux et ayant déjà entendu parler des projets de sa libératrice, lui proposa, en signe de gratitude, de la mener à la main céleste : l’endroit le plus haut perché, le seul lieu où il était possible de parler avec les divinités.

Le périple était difficile. Le vent était froid, les orages puissants, des tempêtes s’abattaient sans cesse sur les deux voyageurs. La demoiselle usait alors de sa faible magie pour réchauffer son compagnon. Elle déviait les vents trop forts et parfois, à la limite de l’épuisement, elle protégeait son ami pour qu’il puisse se reposer quelques temps. L’ascension vers le sommet du monde était une tâche presque sans fin. Peu de créatures étaient capables de monter si haut, de dépasser la limite des nuages pour se rendre là où nul n’allait jamais. De mémoire de martinet, seul un dragon était capable de voler si près des étoiles et de résister à toutes ces épreuves.

Après bien des jours et des jours, après la neige et le froid, après les averses de grêle que la magicienne dévia de ses pouvoirs, après les orages : le sommet se fit enfin voir !

Telle une main tendue vers le ciel, une petite corniche attendait comme un autel les personnes venant demander doléances aux dieux. Dans le ciel, parmi les nuages, les yeux du Dieu du jugement observaient avec attention la demoiselle vêtue d’un trop fin manteau pourpre, elle s’avança sur la petite falaise tremblante de froid et une torche à la main. Puis sans attendre et sous le regard du martinet, elle commença à plaider sa cause au Divin. Elle parla d’hommes de bien qui aimaient les animaux, d’êtres qui respectaient la terre, de rêveurs se battant pour un monde meilleur. Elle parlait des enfants innocents qui seraient l’avenir de la race humaine, elle argumentait pour démontrer le bien de certains hommes, refusant que l’humanité ne soit jugée pour la seule faute des puissants qui ne vivaient que pour leurs propres intérêts.

Mais la colère grondait chez les dieux et malgré toute sa détermination, malgré toute la ferveur de ses paroles, la sentence qui annonçait la guerre paraissait irrémédiable.

Vaincue la demoiselle tomba alors à genoux et la flamme de la torche animée uniquement par la chaleur de son cœur sembla vaciller sous le vent. Le voyage avait été long et difficile, et user d’autant de magie avait considérablement affaibli la jeune femme. Le Dieu du jugement n’y prêta guère d’attention, aussi peu touché par la dévotion de la pauvre créature, qui se trouvait devant lui, que les mages humains par la perspective d’une guerre ouverte avec le pouvoir divin.

Un vent glacial souffla alors et la petite torche sembla s’éteindre, des pleurs de désespoir se firent entendre. A bout de force, elle ne pourrait pas retourner sur terre et encore moins accomplir sa mission.

Touché au plus profond de son cœur, le martinet fit alors bouclier de ses ailes pour protéger la petite personne du blizzard, et ce fut à son tour, dans le langage propre aux oiseaux, de parler au Dieu. Il lui fallut beaucoup de temps pour exprimer ce qu’il avait à dire, il raconta son existence toute entière, sa vie au service des mages, les cruautés de ces derniers envers les animaux, mais aussi envers les hommes sans défense. Il parla avec chaleur de la petite demoiselle qu’il défendait de son corps, de la façon dont elle avait user de la moindre de ses forces pour lui assurer protection dans leur terrible voyage. Au nom de l’amitié, il défia de renier les Puissances Célestes !

Mais le Dieu nuage dur et imperturbable ne changea rien à son jugement.

Le martinet était lui aussi épuisé par un si long discours, et à son tour s’affaissa sous les assauts du vent gelé. La demoiselle se releva alors usant de sa magie pour raviver la torche qu’elle n’avait pas lâchée. La torche animée par la force de l’amitié brilla d’une lueur étrange et puissante, si bien que le souffle du vent lui-même fut incapable de la perturber et qu’en réponse à cet acte d’amour s’éveilla la Reine des étoiles.

Elle n’avait pas la forme d’une étoile habituelle, mais sa lueur faite d’espoir et de bienveillance était si intense et belle qu’elle avait le pouvoir de redonner confiance et croyance en toute chose. Le Dieu du jugement lui-même fut atteint par cette lumière supérieure et sa rancœur s’apaisant soudainement, il promit que si la jeune femme et l’oiseau parvenaient à rejoindre la terre par leurs propres moyens, il repousserait ses envies de guerre pour bien des générations, offrant ainsi une chance à l’humanité de changer.

Les deux compagnons louèrent alors la puissante étoile de l’espoir et bien qu’épuisés, mais le cœur débordant d’amitié, ils entreprirent leur voyage de retour.

 

On raconte que quelques temps plus tard vint au conseil des mages une personne vêtue de pourpre, elle chevauchait un martinet géant et ses pouvoirs étaient si grands qu’aucun mage n’aurait osé la défier. Elle rétablit ordre et justice et se mit à parcourir la terre pour changer le cœur des hommes. On raconte depuis que quand l’humanité court à la folie, quand tout semble perdu, il faut espérer la venue de la Dame Pourpre, Demoiselle au Martinet, protectrice des cœurs valeureux.


Lettre du passé

Posted by Kaliom L. on nov 30, 2008

Pour la reprise des mises à jour de mon blog, voici une petite nouvelle.

Elle est telle que je l’ai écrite en juin/juillet 2006, elle a donc des défauts assez visibles : répétitions de mots, redondances d’idées et le style de certaines phrases serait à revoir. Mais c’est un texte assez particulier, vu que c’était le premier que j’écrivais véritablement après avoir délaissé pendant quatre années l’écriture, et ça aurait certainement continué sur cette voie là, si le destin ne m’avait pas joué un drôle de tour à mon retour sur le net.

Un tour sous la forme d’un mail qui s’adressait à la personne qui avait ouvert la première version du royaume des mots rêveurs, la version qui abritait mes textes à l’époque… donc une vieille version de moi, un Lud plus jeune.

Grâce à cette personne, j’ai découvert les forums littéraires, mais aussi les premières critiques… critiques négatives et qui confirmaient ce que je pensais depuis environ quatre années… cela m’a fait beaucoup réfléchir (il m’en faut déjà pas beaucoup en temps normal), et ça a donné cette nouvelle que je ne veux pas modifier d’une virgule, car elle a une valeur particulière…

Vous pouvez la télécharger au format pdf sur ce lien : http://www.lesterresdekaliom.motsetlegendes.com/Lettre_du_passe.pdf, sinon la version html est ci-dessous ;)

Même si le texte est un peu vieux, j’espère que vous ferez bonne lecture :D

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Lettre du passé
(juin/juillet2006)

Dis-moi !

Te rappelles-tu de moi ? Ou m’as-tu purement et simplement oublié ?

Dis moi, te souviens-tu de cet âge merveilleux où la jeunesse influençait chacun de tes actes et chacune de tes décisions ? Cette terrible époque où tu étais un jeune homme plein d’espoir pour l’humanité, qui ne craignait nullement de s’investir dans des tâches bien trop grande pour lui. Tu parlais alors avec enthousiasme de toutes les choses qu’il était possible de faire pour changer le monde. Tu n’hésitais pas à discuter à tambour battant avec d’autres pour partager le fruit de tes pensées, quitte à t’en faire de redoutables adversaires. Bien souvent tu semblais possédé comme un prédicateur par ce que tu croyais. Peu importait alors que tu sois sûr de ta victoire, ou que ta culture ne te permette de répondre, tu avais alors foi en des valeurs qui prenaient vie au plus profond de cette matière vivante qui te faisait avancer chaque jour. Dans un endroit flamboyant de passion qui refusait de se taire, qui ne souhaitait qu’irradier le monde jusqu’à le changer entièrement. Ton cœur battait pour des idéaux grands et nobles, et c’était suffisant pour se lancer dans n’importe quel combat, tant que tu le jugeais digne de moralité. Tu refusais de céder à la facilité, préférant toujours un chemin plus long, moins court, mais ô combien plus riche de sensation. Tu aimais la difficulté au point que tu en étais d’une arrogance malsaine. Chaque défi était une raison supplémentaire d’apprendre et vivre.
Combien tu aimais te retrouver en difficulté, à court d’arguments ou de ressources, avec pour seul espoir d’invoquer une idée de génie pour renverser la situation. Tu ne craignais nullement la défaite toujours prêt à cueillir un nouveau fruit de la connaissance. Là où l’humiliation faisait fuir les autres, ton orgueil te portait à continuer, à ne pas plier l’échine, même si parfois je t’ai vu regretter d’être aller si loin. Tu allais toujours à la limite de tes forces, étonné toi même d’être toujours debout après avoir tant dépensé d’énergie en de vaines batailles.
Tu étais impétueux, au point d’être irréfléchi, car ta jeunesse guidait tes pas. Tu mettais ton cœur en chaque chose, au point de chercher à séduire quiconque ne t’aimer pas. Tu cherchais sans cesse la compagnie des femmes, désirant découvrir au travers d’elle les mystères de la vie. Découvrant en chacune d’elle une infinité de plaisir diverses et variés. Que ce fut de séduction, de douceur, d’amitié ou d’amour, tu aimais sentir l’âme d’une femme frôler ton cœur Tu savourais ce moment divin où la confiance entre deux êtres devient telle que le monde extérieur n’existe plus. Qu’un univers entier se forme, où rien d’autre ne compte que le regard de cet unique personne. Tu ne souhaitais que t’investir dans une unique relation, mais combien de fois n’as-tu pas senti ton cœur frémir pour de nouvelles rencontres ? Chaque femme était un nouveau monde de charme et de bonheur. Un esprit complexe qu’il te fallait obligatoirement contempler au plus près, quitte à finir par te faire marquer au fer rouge. Mais ta passion était toujours intacte. Éternel gourmand insatisfait, tu voulais toujours aimer davantage ! Tu cherchais toujours celle qui serait tienne. Celle possédant ce terrible pouvoir de te faire sentir homme ou moins que rien. Cette brune et troublante demoiselle qui te briserait le cœur pour mieux le guérir, qui t’inspirerait chaque jour davantage, s’invitant dans tes écrits malgré ta volonté. Cette princesse dont les larmes seraient la fin du monde pour ton cœur, rendant l’univers entier cruel et hostile, alors que son sourire, semblable à la lumière briserait toutes les ténèbres, éveillant passion et compassion en ton for intérieur.
Peu importait alors la souffrance, car ta quête t’était inspirée par un désir supérieur. Une chose en toi qui ne demandait qu’à goûter à toutes les subtilités intangibles et vibrantes de la vie.

Mais tu étais aussi pragmatique et froid. Ton regard était tranchant comme l’épée, tu percevais alors fort bien l’instant où des êtres passionnés quittaient le chemin de leurs rêves. L’instant précis où l’enthousiasme semble se dissiper au profit d’une terrible monotonie sans saveur. Où la passion diminue chaque jour davantage pour ne ressembler qu’à un vague songe fait dans une enfance lointaine. Tu sentais le regret et le désespoir dans les mots des autres, au point d’en être toi même terrifié.
Comment donc pouvait-on abandonner ainsi ses rêves de vie ? Songeais-tu souvent. Tu comprenais fort bien que le monde puisse imposer sa volonté, qu’en l’espace d’une seconde un mauvais destin puisse s’abattre sur un cœur et faire plier genoux à un homme, mais tu restais incapable de comprendre les raisons d’un tel renoncement de soi.
A chaque instant, tu craignais que ce trait maléfique atteigne ton cœur, et que lentement dans une sorte d’agonie, tu perdes tout désir de te battre contre le monde. Ayant connaissance de cet ennemi implacable et sournois, tu as longuement étudié toutes les méthodes pour déceler sa présence dans ta vie. Tu es devenu guetteur et milicien, surveillant sans cesse la moindre ombre, et fouillant chaque jour davantage les ténèbres de ton existence.
C’est justement par crainte de cet avenir insondable que tu t’es écrit cette lettre qui t’es destinée. Tu as pensé dans un éclair de folie que le seul garant de tes idéaux, le seul être capable de te remettre dans le droit chemin était toi même, car personne mieux que toi ne pouvait te montrer l’homme que tu souhaitais alors devenir.
Je suis le seul à connaître suffisamment tes ambitions passées pour me rebeller contre ta faiblesse. Je ne supporterais pas de te voir mettre le genou à terre ! Je suis justement ce jeune homme plein de vie décrit plus haut. J’ai soif d’existence et de futur et je refuse de toutes mes forces de perdre mes idéaux ! Peu importe le futur, de toute mon âme et avec ma plume je le défie ! Je refuse que tu abandonnes !
Je t’écris ceci pour te rappeler ton ancienne vigueur, cette force qui a guidé bien de tes combats, qui t’a mené à la joie et à la souffrance, mais d’où les regrets sont absents, car tu vivais alors pleinement chacun de tes actes ! Je te rappelle du haut de ma jeune sagesse qu’un homme reste maître de ses choix, la vie lui en impose, mais il garde le droit d’influencer chacun de ses pas ! Si tu regardais autour de toi, tu verrais à quel point il est pathétique de renoncer, observe tout ce que tu as créé, tous les témoignages qui prouvent que tu étais sur le bon chemin. Je te connais suffisamment pour savoir que tu as le potentiel pour défier ton existence, je te laisse des indices pour te permettre d’y croire. Ne crois pas que je puisse accepter que tu gâches toute l’énergie que je mets à préserver ma foi. Je te l’interdis formellement ! Si ton rêve parait inaccessible, j’ai souvent pensé la même chose! Alors rebelle toi !
Si jamais tu as oublié qui j’étais, regarde au fond de toi-même, regarde ta jeunesse droit dans les yeux. Souviens-toi de tes rêves, et songe que rien ne périt jamais. La lumière est parfois difficile à retrouver, il est parfois nécessaire de si reprendre à de nombreuses reprises avant de raviver cette flamme intense que l’on pourrait nommer à la fois espoir et passion. Mais c’est justement le vrai combat d’une vie, un affrontement que je ne veux pas te voir perdre !
Je refuse catégoriquement que tu renonces à tes rêves ! Je te renierai si tu agis ainsi ! Je refuse cette facilité de succomber au destin ! Je choisirais la mort plutôt que d’être ainsi vaincu ! Je t’ai forgé toutes les armes, j’ai pris les chemins les plus difficiles, j’ai fait des choix pour préserver ta ferveur.
Alors si tu ne crois plus en rien, si l’espoir n’égaye plus ta route : Brandis l’épée ! Lutte comme je l’ai toujours fait ! Mets tes démons à terre ! Brise ta routine et lutte à chaque instant, à chaque seconde ! Ne cède jamais ! Souffre pour tes rêves, meurs pour eux ! Mais bats-toi jusqu’à la fin !

 

Signé : Toi en plus jeune